Pardonnez les accents maladroits type "l'erasmus français qui cherche à comprendre quelque chose à la politique allemande, à laquelle il ne connaît, mais alors vraiment rien" de cet article, mais il faut bien mourir moins con. La recomposition de la gauche donc. Kesako la gauche en Allemagne ?

Tout Français peut être surpris, sinon choqué, que les Verts soient englobés dans cette appellation. Cela tient à la singularité du parti en Allemagne. Naît de la fusion en 1993
des Grünen, mouvement écologiste et pacifique d'Allemagne de l'Ouest, et de
Bündnis 90 (Alliance 90), groupe oppositionnel de l'ex-RDA à tendance alternative. Notons la présence de noms qu'enfin l'on connaît, Cohn-Bendit, président du groupe au Parlement européen et Rudi Dutschke, co-fondateur des Grünen.
Loin de vouloir faire un historique détaillé de la coalition rouge-verte, citons simplement les propos de Fischer (ex-ministre des affaires étrangères et vice-chancelier jusqu'en 2005), qui déclara en 2005 :
« Le chapitre rouge-vert, écrit par ma génération, est irrévocablement clos. Le chapitre suivant sera écrit par des plus jeunes, les moins de quarante ans. »
A la tête des Verts pour ces élections, Cem Özdemir, fils d'immigrés turcs. Son élection est apparemment symptomatique des changements de mentalité envers la frange 'multiculturelle' de la population. Il incarne, toujours d'après 030, le compromis et n'est qu'un représentant de plus du type "Schwiegermutterliebling" pouvant se traduire par le "chéri de ces belles-mères". Les propos de Fischer ne semblent pas encore avoir été mis en oeuvre, bien que les Verts bénéficient des voix perdues par le SPD.
En effet, le SPD ou Sozialdemokratische Partei Deutschlands, de couleur rouge, à la tête duquel se tient Frank-Walter
Steinmeier. Celui-ci apparaît comme un pâle bureaucrate, brillant bien peu lors des débats télévisés. 030 le résume ainsi
"Alles an ihm ist grau : der Anzug, die Hautfarbe, das Haar. Gegen ihn wirkt Hans Meiser (ein deutscher Fernsehmoderator, ndlr) wie eine aufgedrehte Party-Transe".
Les instituts de sondage annoncent les plus mauvais scores électoraux jamais enregistrés. Le SPD a manifestement pâti d'une décridibilisation de ses propositions de campagnes par le bilan de son association avec la CDU au pouvoir. De même sa tentative de formation d'une
coalition de feux tricolore (Ampel-Koalition) entre Verts, SPD et FDP a échoué
(et là vous êtes sûrement comme moi à vous demander comment une telle coalition peut exister. Et pourtant, c'est bien vrai puisque c'est le cas à Bonn depuis 2006. A creuser...)
En dernier lieu, encore un parti rouge, mais bien récent,
die Linke, naît en 2005 de la fusion entre le PDS (ex parti communiste de RFA) et WASG (scission de l'aile gauche du SPD)
. Il est assez populaire bien qu'en proie à des déchirements internes, popularité notamment acquise grâce à sa position sur le conflit afghan, favorable au retrait des troupes allemandes. A sa tête, Oskar Lafontaine, surnommé "der Provinz-Mafioso". Il est en effet multimillionnaire, fin oenologue et gourmet. Toutefois, tel Robin des bois, il défend la veuve et l'orphelin, ce qui amène 030 à remarquer non sans une pointe de cynisme que "Widersprüche waren in der Positik bich nie ein Problem"...
Il est temps de d'arrêter. Rassure-toi lecteur, nous espérons comme toi que dans un an, nos analyses seront plus habiles et futées. Réjouis-toi également, car toute un article sera consacré au parti des Violeten et à der PARTEI. Et puisqu'il ne faut jamais terminer un article sans une citation, rapportons une fois encore les propos de T., jeune alcoolique berlinois (
pléonasme ? ) : "Alles scheisse ! "