Si vous avez un jour l'occasion de voyager en Europe en septembre, vous ne pourrez manquer de tomber sur une nuée d'Australiens dans votre auberge. Vous les reconnaitrez aisément à leur bourdonnement ininterrompu qui vient irriter vos oreilles fraichement accomodées à l'allemand, et à leur inactivité permanente. Sittin' dans la salle commune, bières dans la salle commune, facebook dans la salle commune, films (anglosaxons bien sur) dans la salle commune... A se demander pourquoi ils ont choisi de venir en Europe, mais gardons nous bien de juger hativement.
Illustrons notre propos par une galerie de potraits...
S., étudiante en sociologie qui est venu de ce fait en Europe pour une étude sociologique. Outre - vous l'aurez compris- les comportements du bestiaire de la salle commune, de quoi pourra-t-elle bien parler ?
"What did you do today ? My laundry " "I'm going to Warsaw today ! "-
2 days later - "Oh you're still here ?! " "Yes, but I'm soon gonna go to Dresden"
Zinzy, autrement plus interessante, née d'un père sud-africain et d'une mère allemande, parle couramment allemand avec une pointe d'accent australien, a passé 3 semaines chez sa grande-tante à Frankfurt et vient à Berlin travailler comme serveuse pendant 3 mois. Tentative d'approche, on l'invite à venir regarder le foot dans un bar (
nous continuons ainsi l'intégration). Oh surprise, on la retrouve en compagnie d'une grande chinoise, en réalité australienne of course. Un seul objectif, s'en débarasser.
Par une opération divine inconnue, notre anglais disparait, remplacée par un allemand incertain. S'ensuit une soirée fort agréable, notamment dans le seul bar berlinois restant à Prenzlauer Berg - dixit un allemand agréable, ce qui est évidemment un pléonasme.
On est ensuite rejoints par une américaine cette fois, dépressive notoire, venue se resourcer à Berlin en prenant des cours de dessin et logeant dans un WG. Illustration parfaite de l'idée de
"wellness" tout à fait caractéristique de Berlin et qui fera certainement l'objet d'un futur article.
Voici la galerie terminée.
Non cet article n'est pas un pamphlet raciste